Un défi pour l’environnement : Défi Compost

Défi Compost: l'histoire de la pelure de banane
Image by Andrew from Pixabay

Monique Clément, Recycologue

03.06.2023

Les citoyens de Compton génèrent encore beaucoup de déchets et plusieurs boudent toujours le bac brun. C’est pourquoi je vous lance le défi compost qui s’intègre très bien à ce numéro Spécial jardinage. Mais d’abord, pour bien comprendre les choix qui s’offrent à vous, je vous raconte la fin de vie heureuse et malheureuse (le paradis et l’enfer) d’une pelure de banane.  

Le paradis des matières organiques

Eh oui! La pelure de banane connaît une fin heureuse lorsqu’elle est déposée dans le bac brun. Elle est alors transportée jusqu’à la plate-forme de compostage de Coaticook. À cet endroit, elle sera mélangée à de nouveaux amis et copeaux de bois. Et on en fera un gros tas allongé, un andin, où il fera rapidement très chaud et où des milliards de microorganismes viendront la transformer en un riche compost. Chaque semaine, on s’assurera de donner de l’oxygène à toute cette colonie au travail, en retournant les Andins avec un rotoculteur géant. Après quelques mois, le compost sera tamisé et remis aux municipalités. La petite pelure de banane reviendra ainsi enrichir votre plate-bande qui égaiera votre propriété. Quelle belle fin de vie!

L’enfer des matières organiques

Au contraire, si la pauvre pelure de banane se retrouve dans le bac à déchets, le camion l’apportera au site d’enfouissement de Coaticook, juste à côté du paradis. Elle sera alors compactée dans une immense presse, qui en fera des ballots. Ceux-ci seront ensuite entassés dans le site d’enfouissement. Pouah! Ça pue, là-dedans! On ne peut plus respirer! La misérable pelure de banane pourrira alors lentement en émettant du méthane qui viendra chambouler le climat. Elle contribuera aussi à faire du jus de déchet peu ragoûtant qui sera traité pour en réduire la toxicité jusqu’à un seuil réglementaire acceptable, avant d’être déversé dans l’environnement. Une fin de vie pitoyable!

Il n’en tient qu’à nous!

Le choix de la fin de vie de la pelure de banane revient à chacun de nous! C’est simple, brun ou noir, c’est le même effort et le résultat est tellement différent. Je vous lance donc le défi d’envoyer le maximum de matières organiques − résidus de jardin, restes d’aliments, papiers souillés (mouchoir, essuie-tout, boîtes à pizza, etc.) − dans le bac brun, ou de les composter vous-même à la maison. Vous contribuerez ainsi à réduire la pollution et à enrichir les plates-bandes de la région. Si vous êtes déjà un adepte du compostage, je vous défie de raconter l’histoire de la petite pelure de banane aux gens rébarbatifs afin qu’un plus grand nombre de pelures se rendent au paradis!


Pour plus d’astuce, suivez la chronique « Un nouvel « R » pour l’environnement! » par Monique!

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