Au défi Ramasse ta rue, j’étais là…

Photo par Lara Jameson, Pexels

Jordane Masson

02.06.2024

Texte d’humeur

Le samedi 20 avril 2024, en après-midi, je ramassais les déchets le long de la 147 avec d’autres merveilleux bénévoles comptonois pour le défi Ramasse ta rue. C’était la troisième édition de cette activité organisée par le Comité citoyens en environnement, dont je fais partie. Le soleil était au rendez-vous et une brise fraîche rendait parfois difficile la manipulation des sacs à poubelle. 

Je dois avouer que, malgré ma reconnaissance pour la belle température, j’ai commencé l’activité avec une certaine amertume. J’étais surprise de constater la faible participation de mes concitoyens. Ramassant un déchet à la fois, laissant les mégots de cigarettes là, car on n’en finira jamais d’en trouver, je me demandais pourquoi. Je suis comme ça, je fais beaucoup d’introspection et j’aime comprendre les gens qui m’entourent. Lorsque je suis tombée sur une immense pile de cartons répandus tout le long du fossé, j’ai un peu compris pourquoi. Je dois l’avouer, je me suis posé cette horrible et si facile question, que bien des jeunes se posent, ne serait-ce qu’à la maison, lors des tâches ménagères : « Pourquoi moi? Pourquoi c’est à moi de le faire? » Ce n’est pas de ma faute ce dégât, quelqu’un d’autre s’en occupera… Non?

Puis, je me suis souvenue, je me suis souvenue pourquoi je suis là chaque année, depuis trois ans. Un village, une municipalité, c’est un milieu de vie, la responsabilité de tous les citoyens qui y habitent. Il y a mon chien qui peut avaler un bout de plastique abandonné sur le trottoir, mais il y a aussi le chien de ma voisine. Il y a mon enfant qui peut se blesser sur de la vitre jetée dans le parc, mais il y a aussi les enfants de la garderie ou de l’école. Il y a ma plate-bande qui peut subir les effets toxiques de déchets indésirables poussés par le vent, mais il y a aussi les plantes de nos boisées et des lieux publics. Il y a les oiseaux de ma mangeoire qui peuvent avaler des mégots de cigarette ou une vieille gomme à mâcher, mais il y a aussi les oiseaux du camping et des champs qui égaient la journée de tous.

Enfin, pourquoi pas moi, aujourd’hui, maintenant? Demain, ce sera mon enfant, mon voisin, mon collègue de travail, un nouvel arrivant, un touriste qui passera par là… 

Je crois sincèrement, tout au fond de moi, que je fais partie de Compton et que Compton fait partie de moi. Alors, des défis communautaires comme le Ramasse ta rue, c’est une opportunité de se rassembler, de créer des liens et de se dire tous ensemble : « Nous sommes là. Pour nous et pour vous. » 

C’est pourquoi, à cet instant, je lance cet appel et j’espère, de tout mon cœur, que vous serez présents l’année prochaine, chers concitoyens, chères concitoyennes.

Jordane Masson

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