Un peu de douceur et de zénitude, c’est possible avant et pendant le grand déluge!

zénitude. Image by burin kul from Pixabay
Image par burin kul de Pixabay

Marie-Ève Talbot

03.05.2023

Lettre d’opinion

« Pas déjà ! Il vient vraiment de s’écouler un mois ? Le temps file, c’est fou ! » C’est ce que je me dis chaque fois que l’irritabilité, la fatigue, les nuits blanches, le manque de patience, les ballonnements, et j’en passe, reviennent. Les quelques jours qui précèdent les menstruations ne sont vraiment pas de tout repos, et pour ma famille, et pour moi. Nous pouvons néanmoins alléger cette phase mensuelle.

Le calendrier des saisons

Ce qui m’a permis d’alléger cette semaine chargée d’émotions fut de créer un calendrier des saisons. Que vous viviez seule, en colocation, avec votre amoureux ou votre famille, cet outil vous sera grandement utile. Nous pouvons comparer notre cycle hormonal aux quatre saisons que nous connaissons bien, à l’exception du fait que ces quatre saisons se déroulent en un mois plutôt qu’en une année.  

Pour faire un court résumé, l’hiver représente la phase menstruelle, moment d’introspection où ralentir est notre devise. Ensuite vient le printemps, phase préovulatoire où nous nous éveillons et sommes prêtes à affronter tous les défis de la vie. « Tout est possible », telle est notre devise ! Puis, nous entrons dans cette magnifique saison qu’est l’été. À ce moment-là, nous sommes en pleine phase d’ovulation. Nous nous sentons belles, tout nous réussit, nous avons envie de sortir, d’échanger, etc. Bref, c’est le moment du mois où, généralement, tout va bien, puis arrive l’automne… Dure semaine où nous entamons notre période prémenstruelle et où nous vivons à divers degrés nos SPM. Parlons de cette phase où nous sommes plus fatiguées, moins patientes et où nous devons prendre soin de nous.

Le calendrier des saisons est un outil visuel qui permet à votre entourage de savoir où vous en êtes dans votre mois et, ainsi, mieux comprendre vos sautes d’humeur. Chez moi, il est bien en vue dans la cuisine et, chaque saison, j’ai ajouté des mots clés pour indiquer à ma famille ce qui se passe dans cette phase et ce dont j’ai besoin. J’ai évidemment expliqué à mon amoureux et mes enfants (que des garçons… un cours 101 sur les changements hormonaux s’est imposé) comment fonctionnait le calendrier, pourquoi il m’arrivait d’être plus sensible, ce que j’avais besoin à ces moments-là, etc. Je déplace un jeton à chaque changement de saison. Voilà, pas plus compliqué !  

On pète sa coche, mais pas pour rien 

« Ok, ok, elle est où la zénitude quand mon petit volcan entre en éruption? »  Vous avez raison. Elle est loin, très loin. Mais sachez, mesdames et messieurs, qu’il ne faut pas voir ces moments de pétages de coches négativement.  Dans son livre Assumons nos humeurs!1, p. 42-43, la docteure Julie Holland affirme : « Nous nous fâchons pour de bonnes raisons. C’est juste que, d’habitude, nous cachons mieux notre tristesse et notre colère. […] Le mécontentement qui revient mensuellement est […] une chance d’opérer des changements nécessaires dans votre façon de vivre… ».  

En gros, nous nous consacrons tout au long du mois aux besoins d’autrui, nous faisons compromis sur compromis sans trop nous affirmer et dire ce que l’on pense vraiment. Lorsque nous entrons en phase post-ovulatoire et que nous avons besoin de prendre du temps pour nous, de nous isoler dans notre cocon, ça se peut que les bottes qui traînent dans l’entrée ou les Legos éparpillés dans le salon ne passent pas et que vous deveniez hystérique. Vous avez passé les dernières semaines à ranger tout le patatras des autres alors, oui, aujourd’hui, en vous accrochant le gros orteil sur le dernier modèle de Lego City et en écrasant les autres blocs autour, ça se peut que ça ne passe pas!

Donc, pour plus de douceur, c’est au cours du mois que vous devez commencer à vous affirmer si vous voulez éviter les débordements à la fin de celui-ci. 

« C’est ben beau tout ça, mais j’suis pas pour passer la semaine roulée en boule dans de la ouate! »

Ben non ! Même si c’est ce que nous aimerions au fond ! Pas besoin d’être aux deux extrêmes! Un juste milieu s’impose et voici quelques conseils. Pour commencer, pour atténuer les désagréments causés par la chute de nos œstrogènes, c’est plate, mais oui, une bonne hygiène de vie va vous aider. Bien manger, faire un peu d’exercices et, dans le meilleur des mondes, avoir des nuits de sommeil dignes de ce nom vont de pairs pour nous aider à passer une semaine moins éprouvante ! 

 « Ben là, avec le p’tit dernier qui se réveille toutes les deux heures, comment veux-tu que je dorme? »  Effectivement, ce n’est pas toujours évident d’adopter de saines habitudes de vie. On fait ce que l’on peut avec les outils qu’on a à ce moment-là. De courtes siestes avec le petit dans la journée, un coup de main pour la cuisine ou le ménage de la part de maman ou d’une voisine peuvent vous aider à vous reposer un peu.  

Ensuite, trouver quelques moments pour vous dans la semaine vous aidera à mieux gérer vos émotions. Planifiez ceux-ci à votre agenda s’il le faut. Que ce soit de prendre rendez-vous chez la massothérapeute pendant votre dîner, d’envoyer les enfants souper chez belle-maman pour prendre un bon bain chaud et relaxer avant leur retour pour le dodo, prenez un moment pour vous. Oser prendre soin de soi apporte son lot de zénitude. C’est le temps de vous faire passer en premier, soyez-en fière.  

Dans le même ordre d’idées, préparer, puis congeler des repas et collations d’avance, qui seront utilisés pendant la semaine vous évitera de faire le souper et vos donnera un peu de répit. Pourquoi ne pas demander à votre amoureux et aux enfants de préparer le repas pendant que vous allez vous allonger, lire un bon livre ou prendre une marche ? Les enfants adorent cuisiner, ils seront ravis de contribuer au souper !

Finalement, parlez ouvertement de ce que vous vivez, de comment vous vous sentez et de vos besoins avant l’arrivée de vos règles avec votre maisonnée. Cela vous aidera à vous sentir mieux comprise et votre entourage pourrait bien réagir différemment la prochaine fois que vous piquez une colère parce qu’il y a encore des graines de toast sur le comptoir…  

J’espère de tout cœur que ces quelques conseils vous aideront à apporter un peu de calme, de chaleur et de ouate (ou du confort, c’est à vous de voir) lors de votre prochaine semaine automnale !

Pour plus d’informations sur le calendrier des saisons, visitez le site de Mme l’Ovary : mmelovary.com

Nous vous rappelons que la ville de Compton a mis sur pied un programme d’aide pour l’achat de produits d’hygiène réutilisables. En plus de prendre soin de vous, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas essayer un virage plus vert dans votre hygiène féminine. 

Image par PatriciaMoraleda de Pixabay

Source:

  1. HOLLAND, Julie, Assumons nos hormones, Ed. Robert Lafond, Paris, 2015
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