Joëlle Côté: lorsque « travail » rime avec « plaisir »!

Avec son énergie débordante et ses mille et une idées, Joëlle Côté sait répandre sa bonne humeur dans les communauté de Compton et Martinville.

Native et toujours résidente de Martinville, Joëlle Côté a fait de Compton son second chez-soi. Avec son énergie débordante et ses mille et une idées, elle sait répandre sa bonne humeur dans la communauté. Offrant des séances d’entraînement physique à Compton et à Martinville depuis une dizaine d’années, elle est aussi bien connue à la résidence du Manoir de chez nous en tant que responsable en animation. 

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler au Manoir de chez nous?

Au départ, mes parents y résidaient. J’ai eu un coup de cœur pour le milieu, mais j’avais déjà ma garderie à Martinville. Ma sœur Isabelle s’est proposée pour y tenir des activités, mais son emploi du temps s’est alourdi à un moment donné. De mon côté, après 32 ans à m’occuper des tout-petits, j’ai finalement fermé ma garderie. Lorsque je venais tenir compagnie à mon père, qui faisait de l’Alzheimer, je trouvais que ça allait mieux en groupe. Alors, je me suis mise à animer des bingos ou à faire chanter les gens. La responsable Françoise Boissonneault m’a remarquée, puis m’a proposé un emploi à temps partiel que j’occupe depuis 2019.

En quoi consiste votre emploi?

C’est très varié, car je touche à tout ce qui est animation et loisir. Je m’occupe de décorer pour les fêtes, que ce soit Noël, la Saint-Valentin ou Pâques. Lorsque c’est l’anniversaire d’un résident, je prépare quelque chose de spécial. Je fais aussi de l’animation et je monte la programmation pour des activités de groupe. Je contacte différents organismes et artistes, comme des chanteurs et des musiciens. Je travaille beaucoup aussi sur l’anticipation des événements. Le avant peut avoir autant d’impact que le pendant. Je vais faire des annonces au micro ou pendant le dîner pour dire qu’il y aura une activité sous peu. Des fois, je mets du mystère en leur disant qu’il va se passer quelque chose à tel moment et à tel endroit, mais sans dire quoi au juste. Ça les rend curieux, et ils anticipent avec plaisir ce qui s’en vient! 

Racontez-nous des moments cocasses.

Une année, il y avait un décor qui annonçait le Martha Show, mais ça n’en disait pas plus. La journée de l’activité, je suis arrivée déguisée en cowgirl dans un décor de ranch avec des chevaux en bois et de la musique. Malheureusement, le son n’était pas assez fort, mais les résidents en parlent encore. L’important, c’est l’impact du moment. Des fois, j’arrive déguisée en princesse dans une belle robe bouffante. Une année, on a organisé une soirée canadienne avec une chanson à apprendre et, bien sûr, des déguisements. Le but, c’est toujours de créer un Wow, puis d’avoir du plaisir! 

Quels types d’activités organisez-vous?

Il y a des activités qui reviennent hebdomadairement, comme le bingo, les jeux de poches et le jeu des petits bateaux qui ressemble à une course de Blue Bonnets. J’anime tout cela avec toutes sortes de commentaires et de blagues. Les vendredis après-midi, c’est de la musique et de la danse. J’ai une super bénévole, Françoise Noël, qui fait danser les résidents avec plaisir. Je fais aussi venir certains organismes à l’occasion. Toutous poilus offre de la zoothérapie. La Bibliomobile se tient un vendredi par mois pour permettre aux résidents d’emprunter des livres. Nous avons un bon partenariat avec le Centre d’action bénévole de Coaticook.

Qu’est-ce que vous aimez de votre travail?

J’aime travailler avec des aîné·e·s. J’aime leur chaleur, leur gentillesse et leur franc-parler. J’apprends beaucoup d’eux. Ces personnes ont du vécu, et cela les rend majoritairement sages et de bons conseils. Je me sens entourée de grands-parents bienveillants. Aussi, quand notre métier consiste à aller danser, chanter, souhaiter bon anniversaire ou animer un jeu de poches, on est dans le plaisir! En fait, je me sens dans mon élément, tout simplement. 

Photos : Danielle Goyette et collection personnelle




À propos de Jordane Masson

Journaliste
Native de Martinville, Jordane Masson habite à Compton depuis 2015, et elle a rejoint l’équipe de L’écho de Compton comme journaliste pigiste en 2017. En tant que journaliste pigiste, elle s’occupe de différentes chroniques comme L’écho des Petits, Compton au boulot, Je bénévole et Les Grandes Familles de Compton. Son travail lui demande donc de faire des entrevues, de prendre des photos et de rédiger des articles de différentes longueurs, selon le sujet. En plus de son travail pour L’écho, Jordane est coordonnatrice de la bibliothèque; elle participe à la gestion du milieu et à la programmation des activités, en plus d’animer certaines activités pour les jeunes. (Photo: Jessica Garneau)
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