Le retour au bercail

La salle Maurice O’Bready. (Photo collection personnelle Maude Zulauff)

Maude Zulauff, artiste comptonoise, nous raconte son expérience lors du spectacle Beatles symphonique de l’Orchestre symphonique de Sherbrooke et ses invités, qui s’est tenu le samedi 8 mai à la salle Maurice O’Bready.

Transportée par l’Orchestre Symphonique de Sherbrooke, c’est samedi soir dernier que je suis rentrée « à la maison ». Transcendée par les glissements des violons, envolée avec les étincelles de la harpe, charmée par les voix chaleureuses des chanteurs, c’est ce soir-là que je me suis retrouvée.

Il ne suffit que d’une note pour verser une larme, que d’un souffle pour s’envoler dans l’âme. Cela ne requiert qu’un public pour faire vivre son art.

J’étais là, de retour au bercail, assise aux premières loges de l’espoir. L’espoir de la survie de nos arts. Il était devant et tout autour de moi, le temps d’une heure et des poussières. La salle frémissait de bonheur, et les artistes aussi.

Dans les yeux de Kim Richardson brillaient milles étoiles, son cœur rempli d’amour, gratifiée de pouvoir reconnecter avec le public. Pour Marc Déry, le rire assuré, on le sentait comblé de revenir s’éclater sur les planches. Rick Hughes, quant à lui, s’est emparé de la scène, de la tête aux pieds, pour enflammer le public avec sa passion brûlante pour le rock n’roll.

Sur la trame sonore de ma vie, cette musique légendaire qui m’a tout appris, je me suis rappelée pourquoi j’étais artiste. Il n’y a pas de vie sans artiste, et il existe encore moins d’artistes sans vie. Nous avons ce besoin de nous ressourcer, de sentir qu’autour de nous il y ait toujours cette lueur, cette flamme qui étincelle nos vies. Une passion qui nous rend plus empathiques et connectés, qui se fait ressentir lorsque les applaudissements de la salle retentissent ou qu’on danse avec un étranger. Il n’y a que le moment présent qui importe, captivé par l’inexplicable sensation d’être unis par la même musique et par les mêmes émotions. Non par nos différences, mais par nos ressemblances.

Voilà pourquoi je suis artiste. Car il n’y a que les arts qui sont universels et oui…essentiels.

Nous reviendrons. Nous chanterons encore. Nous danserons bientôt.

Nous retrouverons les vapeurs de la scène, les éclats des lumières, et le retentissement de l’audience.

Nous retrouverons notre bercail.

Maude Zulauff

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