Et si on les accueillait avec un HOLA! – ¿Y si les acogemos con un HOLA?

Photo Jacqueline Macou de Pixabay

Diane Goyette

26.05.2021

Je vous écris ce mot afin de partager avec vous mes réflexions face à tous ces travailleurs qui nous viennent du soleil de l’Amérique latine. Souvent, je les croise au village, ils sont en groupe, toujours souriants – en espagnol, on dirait « allegre »- et ils sont parfois très timides. Chaque fois, je me demande: comment font-ils pour ne pas mourir d’ennui loin de leurs frères et sœurs, de leurs parents, de leur femme et enfants? Je me pose cette question, car je sais que, moi, je ne le supporterais pas et je sais aussi la chose suivante, que ce soit au Guatemala, à Cuba, au Mexique ou dans tout autre pays du Sud, la famille est leur principale valeur. C’est ce qui compte le plus pour eux. Je le sais parce que j’ai passé du temps chez eux et avec eux. Ils vivent très proches les uns des autres. Si vous voulez vous rapprocher d’eux, c’est simple, demandez-leur des nouvelles de leur famille et le lien se créera rapidement. La plupart sont ici pour aider leur famille, pour se préparer un futur plus confortable et par le fait même, ils contribuent à soutenir notre agriculture qui a franchement besoin d’eux. Ce sont nos alliés. Lors des entrevues faites pour L’écho, j’ai été très touchée lorsque l’un deux m’a gentiment demandé ce que les Comptonnois pensaient d’eux. Je  vous laisse répondre à cette question… Un « Hola » bien senti et souriant serait certainement la meilleure réponse. Ces travailleurs font partie de notre village, ils produisent les légumes que nous mangeons, le lait que nous buvons et ils cultivent nos terres.

Ne l’oublions pas. Ils  sont là à la fois pour eux et pour nous.

Diane Goyette

¿Y si les acogemos con un HOLA?

Les escribo estas líneas para compartir con ustedes mis pensamientos sobre todos estos trabajadores que vienen del sol de América Latina. A menudo los encuentro en el pueblo, están en grupo, siempre sonriendo – en español diríamos “alegre” – y a veces son muy tímidos. Cada vez me pregunto: ¿cómo hacen para no « morir » de aburrimiento lejos de sus hermanos y hermanas, de sus padres, de sus esposas e hijos? Me hago esta pregunta, porque sé que, yo personalmente no lo soportaría y también porque sé lo siguiente : ya sea en Guatemala, Cuba, México o en cualquier otro país del Sur, la familia es lo más valioso. Es lo que más les importa! Lo sé porque pasé tiempo con ellos y en sus casas. Viven muy cerca los unos de los otros. Si quieres acercarte a ellos, es simple, pregúntales por sus familias y el vínculo se creará rápidamente. La mayoría de ellos están aquí para ayudar a sus familias, para construirse un futuro más cómodo y, de la misma manera, ayudan a mantener nuestra agricultura que francamente los necesita. Son nuestros aliados. Durante las entrevistas para « L’écho », me emocioné mucho cuando uno de ellos me preguntó amablemente qué pensaba de ellos la gente de Compton. Les Dejaré a ustedes mismos residentes de Compton responder a esta pregunta… Un “Hola” sincero y bien sonriente sería sin duda la mejor respuesta. Estos trabajadores son parte de nuestro pueblo, producen las verduras que comemos, la leche que bebemos y cultivan nuestras tierras.

No lo olvidemos. Ellos están ahí por ellos pero también lo están por nosotros.

Diane Goyette

Traduction : Jim Arevalo, Actions interculturelles

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