Bien plus que des employés / Mucho más que empleados

Les travailleurs guatémaltèques de la Ferme Breault et Frères en compagnie de William, Charles et Adrien Breault. De gauche à droite: Diego, Erick, Moises, William, Charles, Marlon, Kevin, Jose, Gervin, Elias et Adrien Breault Photo: Danielle Goyette

Jordane Masson

25.05.2021

Par Jordane Masson

En tant qu’entreprise familiale, la Ferme Breault et Frères réunissait au départ quatre frères, Adrien, Robert, Alain et Denis Breault, auxquels s’ajouta un partenaire dans les années 1990, Vincent Lévesque. Par la suite, une nouvelle génération leur succède, cette fois avec trois frères et un cousin : Charles, William, Patrick et Michael Breault. Cette relève, très appréciée, entame par contre une période de changements où trouver des employés permanents devient de plus en plus difficile. « Il y avait un gros roulement de personnel. Les employés restaient à peine un an et les meilleurs quittaient pour travailler à leur propre ferme. La formation était toujours à refaire », nous explique M. Adrien Breault.

Une solution à l’étranger

Depuis 2011, l’entreprise s’est donc tournée vers l’embauche de travailleurs étrangers. La transition s’est déroulée en douceur grâce à un Colombien, résident canadien, qui permet la communication entre les employeurs et les travailleurs. En effet, tous d’origine guatémaltèque, les employés parlent principalement l’espagnol, langue que Charles et William Breault parlent maintenant très bien. Au départ, M. Adrien Breault remarque la crainte de ces travailleurs, d’une culture différente, face à leurs employeurs. « Là-bas, il y a des rangs sociaux, et les employés ne parlent généralement pas au « patron ». Nos travailleurs étaient bien contents de voir que ce n’est pas comme ça au Québec. » 

La vie des travailleurs étrangers

Logés dans une annexe près de la ferme, les travailleurs ont chacun leur chambre ainsi qu’une cuisine et un salon communs. Ils sont toujours au nombre de huit avec un contrat de six mois. Un roulement est mis en place pour qu’ils retournent au bercail par groupe de quatre. Ceci permet de toujours garder des travailleurs sur place qui pourront former et informer ceux qui arrivent. Même si la plupart reviennent d’année en année, ils doivent être mis au courant du travail à faire, de l’état des bêtes ou encore des nouvelles méthodes de travail. Ils se divisent aussi les horaires de travail. Une moitié est en poste de 4 h à 16 h, alors que l’autre fait de 12 h à 22 h pour assurer les trois traites par jour. Leurs tâches sont variées, passant du soin aux vaches et de la traite, aux semences et au travail dans les champs. Pour leurs emplettes, ils ont accès à un service d’autobus offert par l’entreprise, qui est très apprécié. Ils peuvent ainsi faire leur propre épicerie, aller à la banque, etc.

Des liens se tissent

Tout d’abord réticent à céder sa place au travail sur la ferme, M. Breault a rapidement vu l’efficacité des nouveaux employés qui ont su démontrer leurs capacités. « Ils sont toujours prêts pour le travail, ce sont des gens de confiance. Lorsqu’il y a de nouvelles directives, ils n’argumentent pas. En vivant près de la ferme, ça les rend aussi disponibles et fiables. »

Même lorsqu’ils retournent dans leur pays, les travailleurs gardent un beau contact avec la famille Breault par des appels téléphoniques ou en envoyant des photos sur Facebook. « Ils sont toujours souriants et agréables à travailler. Ils nous parlent de leur famille et n’hésitent pas à venir nous voir lorsqu’il y a un problème. Finalement, on a créé de véritables liens d’amitié! »

Mucho más que empleados

Por Jordane Masson

Traduction: Jim Arevalo, Actions interculturelles

Adrien Breault Photo: Danielle Goyette

Como empresa familiar, la finca “Ferme Breault et Frères” reunía inicialmente a cuatro hermanos, Adrien, Robert, Alain y Denis Breault, a los que se añadió un socio en la década de 1990, Vincent Lévesque. Ahora les sucede una nueva generación, esta vez con tres hermanos y un primo: Charles, William, Patrick y Michael Breault. Esta sucesión tan apreciada, comienza sin embargo un período de cambios en el que encontrar empleados permanentes es cada vez más difícil. “Hubo mucha rotación de personal. Los empleados apenas se quedaban un año y los mejores se iban para trabajar en sus propias fincas. La formación siempre tuvo que rehacerse ”, explica el Sr. Adrien Breault.

Una solución en el extranjero

Por ello, desde 2011, la empresa se ha orientado hacia la contratación de trabajadores extranjeros. La transición se realizó sin problemas gracias a un residente permanente de origen colombiano, quien facilita la comunicación entre empleadores y trabajadores. De hecho, todos de origen guatemalteco, los empleados hablan principalmente español, un idioma que Charles y William Breault ahora hablan muy bien. Al principio, el Sr. Adrien Breault notó el miedo de estos trabajadores, de una cultura diferente, hacia sus empleadores. “Allá hay rangos sociales y los empleados no suelen hablar con el ‘jefe’. Nuestros trabajadores se alegraron mucho de ver que no es así en Québec. «

La vida de los trabajadores extranjeros

Ubicado en un anexo cerca de la finca, los trabajadores tienen cada uno su propio dormitorio, una cocina y una sala de estar comunes. Siguen siendo ocho con un contrato de seis meses. Se establece una rotación para que regresen al redil en grupos de cuatro. Esto permite mantener siempre en el lugar a los trabajadores que pueden capacitar e informar a los que llegan. Aunque la mayoría regresa de año en año, es necesario que conozcan el trabajo a realizar, el estado de los animales o incluso las nuevas formas de trabajar. También dividen las horas de trabajo. La mitad de ellos está de guardia de 4 a.m. a 4 p.m., mientras que la otra mitad trabaja de 12 p.m. a 10 p.m. para asegurar los tres ordeños por día. Sus tareas son variadas, desde el cuidado de las vacas y el ordeño, hasta las semillas y el trabajo en el campo. Para el mercado de la semana, los trabajadores tienen acceso a un servicio de bus que ofrece la empresa, el cual es muy apreciado. Pueden hacer sus propias compras, ir al banco, etc.

Los lazos se tejen

Al principio, reacio a renunciar a su lugar de trabajo en la granja, el Sr. Breault rápidamente vio la eficiencia de los nuevos empleados que supieron demostrar sus habilidades. “Siempre están listos para el trabajo, son personas de confianza. Cuando hay nuevas directivas, no se hacen problemas. Vivir cerca de la granja también favorece que siempre estén disponibles y fiables. «

Incluso cuando regresan a su país, los trabajadores mantienen una buena comunicación con la familia Breault a través de llamadas telefónicas o enviando fotos a Facebook. “Siempre están sonrientes y son agradables como compañeros de trabajo. Nos hablan de sus familias y no dudan en venir a vernos cuando surge algún problema. ¡Finalmente hemos creado lazos de amistad de verdad! «

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