Les Crayonneuses s’impliquent pour la planète

Les Crayonneuses Emlyne Lepage, Alyson Tardif, Lily Lachapelle et Alicia Arsenault en compagnie de leur enseignante Marie Claude Gauthier

Danielle Goyette

28.02.2020

Danielle Goyette

Cet article a été honoré aux Grands Prix 2021 de L’AMECQ – 1er Prix catégorie « Nouvelle »

Quatre élèves de 5e année de l’école Louis-St-Laurent ont décidé de faire leur part pour protéger leur planète de la pollution. L’écho les a rencontrées.

Au cours de l’année scolaire 2019-2020, Emlyne Lepage, 11 ans, Alyson Tardif, 10 ans, Lily Lachapelle, 11 ans et Alicia Arsenault, 10 ans, ont décidé d’unir leurs efforts afin de mener à bien un projet de recyclage de crayons-feutres et des stylos usagées. Débordantes d’énergie et très emballées devant le succès des premiers mois de leur aventure, elles avaient mis sur pied ce projet en octobre sous l’œil avisé de leur enseignante Marie-Claude Gauthier. Ces quatre filles à l’énergie contagieuse partagent avec nous leurs espoirs et leurs craintes.

Après avoir baptisé le nom de leur groupe, Les Crayonneuses, elles ont également décidé de se donner à chacune un surnom. Emlyne porte celui de Feutre, Alyson celui de Marqueur, Lily, c’est Stylo et Alicia, Plume. C’est avec enthousiasme qu’elles nous expliquent leur projet.

« On ramasse toutes sortes de crayons à encre, nous dit Alyson-Marqueur. Marie-Claude va ensuite les porter pour nous chez Bureau en gros qui les ramasse. »

Emlyne-Feutre ajoute « L’idée est justement venue de Marie-Claude qui nous a parlé de ce projet-là. On était vraiment contentes de le faire pour notre école. On a construit des boîtes de récupération pour chaque classe, on a fait un exposé oral pour le présenter dans toutes les classes et on a aussi fait des affiches. » « Ensuite, complète Alicia-Plume, Bureau en Gros les envoie chez Terracyle qui enlève l’encre s’il en reste et la récupère pour faire d’autres crayons. ». Puis, Lily-Stylo renchérit à ce sujet « Tous les Bureau en gros du Québec participent à ce projet. Ils ont de grosses boîtes à l’entrée des magasins où l’on peut aller déposer les stylos et crayons à encre usagés. »

Les quatre filles ajoutent aussi que chez Terracycle, ils conservent également, si possible, les crayons non endommagés pour y remettre de l’encre et les réutiliser alors que Marie-Claude en profite pour ajouter que cette entreprise écologique est reconnue mondialement dans le recyclage des déchets généralement considérés comme non recyclables.

Faire du bien à notre planète

Tout sourire, Alyson lance alors avec fierté: « Des fois, on a même des sacs remplis de crayons qui ont été déposés dans nos boîtes. Notre secrétaire à l’école a aussi écrit aux parents pour les inviter à envoyer leurs crayons usagés à l’école pour que Les Crayonneuses les recyclent. » «  Quand on regarde tout ce qu’on a ramassé jusqu’à maintenant, confie à son tour Alicia, on se dit que ça aurait pu se retrouver plutôt dans la nature! C’est une façon qu’on a trouvée pour aider à sauver notre planète, parce qu’elle ne va vraiment pas bien. Comme ça, on veut essayer de la protéger. » «  Chaque petit geste que l’on pose va l’aider à aller mieux, ajoute Alyson. Quand on pense à toute la pollution qui se fait sur terre, si ça continue comme ça, les animaux et la nature vont tous disparaître. Alors que si tout le monde s’y met, on peut y arriver tous ensemble. »

Prendre soin des animaux

« J’adore les animaux, nous témoigne Emlyne, et quand je vois ce qu’ils vivent dans la nature, ça me rend bien triste. Ils retrouvent parfois des animaux avec du plastique dans l’estomac. Ça me fait de la peine de penser que notre planète pourrait ne plus exister à cause de tout ce qu’on lui a fait! J’ai appris que les tortues prennent les sacs de plastique pour des méduses et elles les mangent et ça les étouffe. Les ours polaires, eux, ils n’ont plus de banquises pour se promener en mer et aller chasser à cause du réchauffement climatique. Les gens pensent qu’il faut juste faire de gros gestes pour que ça fasse du bien, mais non, tous les petits gestes sont aussi importants. Ils peuvent être faciles à faire et si on en fait tous, ça va faire un gros geste à la fin. »

Lily renchérit également avec ces quelques mots de plus. « Parfois, je vois des images de pollution dans les journaux et ça me lève le cœur. Je ne veux pas mourir à cause de la pollution, je veux vivre longtemps sur cette planète et profiter d’une belle vie. »

« Je trouve ça important qu’on s’occupe de notre planète, termine Alicia, parce que si elle cesse d’exister, on n’existera plus, nous non plus! »

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