Au service de la santé animale

Roxane Sirois, Clinique vétérinaire
Roxane Sirois, technicienne en santé animale. Photo: collection personnelle de Roxane.

Jordane Masson

28.01.2023

Ayant grandi à Dixville, Roxane Sirois a vécu à différents endroits de l’Estrie avant de se déposer à Compton en 2016. Conjointe de Nicolas Carrier, elle a une jolie famille composée de deux enfants : Emma, 9 ans, et Lukas, 13 ans. En plus de son amour pour sa famille, elle a développé une véritable passion pour son métier de technicienne en santé animale qu’elle exerce depuis seize ans. Elle fait partie de l’équipe de la Clinique vétérinaire de santé animale de l’Estrie située à Sherbrooke.

Parlez-nous de votre parcours.

 Après avoir terminé mon secondaire à Windsor, je cherchais un peu vers quoi me diriger. J’ai finalement opté pour une technique en santé animale au Cégep de Sherbrooke. Elle dure normalement trois ans, mais je l’ai étirée sur quatre ans. C’est une grosse technique avec beaucoup de contenu. On y voit le côté clinique et ce qui touche au laboratoire et à la recherche. J’ai rapidement aimé l’aspect clinique.

Dès que j’ai terminé mon cours, j’ai été embauchée par la Clinique vétérinaire de santé animale de l’Estrie où j’avais fait un de mes stages. J’y ai travaillé pendant cinq ans. Ensuite, pour me rapprocher de chez moi et avec la garderie, j’ai accepté une offre d’emploi à la Clinique vétérinaire de Coaticook. J’y suis restée pendant sept ans, pour finalement retourner à Sherbrooke, il y a quatre ans. Aussi, depuis le mois de novembre, je suis directrice clinique par intérim, donc que j’ai un rôle de gestion qui s’est ajouté à mon emploi du temps.

En quoi consiste le travail d’une technicienne en santé animale?

À la clinique où je suis en fonction, on s’occupe exclusivement de chiens et de chats. Mon horaire de travail varie entre 35 et 38 heures par semaine. Je consacre principalement mes avant-midi à des chirurgies. Ça donne le temps à l’animal de se réveiller en après-midi puis, si tout s’est bien passé, de retourner chez lui la journée même. Pendant les chirurgies, on travaille en équipe de deux technicien·ne·s avec le vétérinaire. On s’occupe de préparer l’animal, donc l’administration d’anesthésiques, le raser au besoin, le désinfecter, etc. Parfois, il faut prendre une prise de sang avant la chirurgie ou bien il y a des fluides à installer. Il y a aussi l’après-chirurgie où on doit appeler le client, lui parler de la médication à administrer à la maison, etc.

En après-midi, on reçoit les clients pour les consultations, donc on s’occupe principalement des vaccins et de voir les animaux malades. Également, il peut y avoir des urgences dans la journée. Je dirais aussi que le service à la clientèle est une grosse partie du métier.  

chats et des chiens. Roxane Sirois
Image par huoadg5888 de Pixabay
Y a-t-il eu des changements apparents dans votre domaine depuis la pandémie?

Il a fallu remanier notre horaire de travail, car il y a eu énormément d’adoptions d’animaux. Alors, le besoin de services vétérinaires a grandement augmenté. Plusieurs cliniques sont saturées en ce moment et ne prennent plus de nouveaux clients. De notre côté, on a décidé de mettre des plages horaires pour les urgences donc, tous les jours, les gens peuvent appeler dès 8 h pour tenter d’avoir un rendez-vous. Aussi, avec la pénurie de main-d’œuvre, les vétérinaires peuvent maintenant déléguer certains actes aux technicien·ne·s. Ce que je trouve vraiment intéressant de mon côté. Je peux donc m’occuper, par exemple, des rappels de vaccins, de certaines évaluations et procédures. J’ai toujours un vétérinaire à proximité au cas où. C’est lui qui donne le diagnostic et qui met en place un plan de traitement que je vais expliquer, par la suite, au client.

Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre travail?

J’aime beaucoup l’aspect du service à la clientèle. Pour moi, c’est très important. Majoritairement, l’animal qu’on nous amène est un membre à part entière de la famille donc, quand il ne va pas bien, le client a besoin d’être rassuré et supporté là-dedans. On en vient à créer de beaux liens. J’aime qu’un sentiment d’appartenance se forme avec la clientèle. On est une petite clinique, une dizaine d’employés, donc les gens apprennent à nous connaître, retiennent nos noms. Pour moi, ça fait toute la différence.

Quels sont vos défis?

Toujours dans le service à la clientèle, je dirais d’arriver à satisfaire les attentes de tout le monde. On le voit dans plusieurs domaines, les charges de travail augmentent et les attentes des clients aussi. On comprend que c’est fâchant lorsqu’on appelle cinq cliniques qui refusent de prendre notre animal. Parfois, il y a un débordement d’émotions. Certaines cliniques ont maintenant différents postes comme des aides-techniciens et des animaliers pour soutenir l’équipe. Chacun fait son possible.

Avez-vous des recommandations pour les propriétaires ou futurs propriétaires d’animaux domestiques?

Je dirais de s’assurer d’ouvrir un dossier pour votre animal dans une clinique vétérinaire et lui faire faire un examen annuellement. Ça assure un certain service par la suite, entre autres pour les urgences. Je dirais aussi de magasiner des assurances pour animaux, ça vaut la peine et c’est de plus en plus fréquent. Les frais de vétérinaire ont beaucoup augmenté avec la pénurie de main-d’œuvre et l’inflation touche aussi le coût des équipements et de la médication. Avec la concurrence, le salaire à l’embauche a aussi augmenté, donc tout cela paraît sur la facture finale.

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