Du service avec le sourire

Jordane Masson

01.03.2019

Par Jordane Masson

Résidente de Compton depuis sa petite enfance, Émilie Blais a pratiquement toujours vécu dans ce qu’elle appelle affectueusement « son village ». Mère de deux garçons, Léon, 13 ans, et Lucas, 19 ans, elle avance chaque jour dans le quotidien des familles touchées par le syndrome de Gilles de la Tourette et du trouble d’hyperactivité avec déficit d’attention. Défis à la maison ou au travail, elle se donne toujours avec amour et passion. Même si ses intérêts de jeunesse se trouvaient dans la traduction et le doublage de films, Émilie se dit comblée dans son rôle de maître de poste.

Parlez-nous de votre parcours.

« J’ai commencé à la poste de Compton comme occasionnelle avec Suzanne Mc Gee, qui a été maître de poste ici pendant près de trente ans. Dans le temps, on était formé sur le tas. Ensuite, j’ai eu un poste à temps partiel à Waterville. J’ai fait beaucoup de remplacements avant de devenir maître de poste à Rock Forest, qui est un grand bureau. C’était très différent, mais j’ai adoré faire autant de gestion. Je suis ensuite revenue à Compton, chez moi. » 

En quoi consiste votre travail?

« Avant l’ouverture, on doit trier ce qui part avec le facteur. Ensuite, on fait de la manutention. Dans notre municipalité, il n’y a qu’un seul code postal, donc rien n’est prétrié. C’est à nous de le faire à la main. Dès que le bureau ouvre, c’est du service à la clientèle; répondre aux courriels, au téléphone, faire les retours de courrier, etc. Les facteurs reviennent l’après-midi, et il faut traiter ce qu’ils ont ramassé pour que tout soit envoyé le soir même. Il y a beaucoup de paperasses. En tant que maître de poste, je traite les nouvelles procédures, je suis aussi responsable de la comptabilité, de la formation des employés, de faire en sorte que le bureau aille bien et qu’il soit prospère. »

Quels sont les défis dans votre métier?

« Le plus gros défi, c’est de sensibiliser les gens au métier de facteur qui est extrêmement exigeant et souvent sous-estimé. Pour une question de sécurité, les facteurs ne doivent jamais sortir de leur véhicule. J’informe donc sur des façons d’aider, que ce soit de faire l’entretien de sa boîte aux lettres, de déneiger pour faciliter l’accès, d’attacher le chien, car, oui, des morsures, ça arrive plus souvent qu’on le pense. Autre petit défi, lorsqu’il y a de nouvelles réglementations qui demandent un peu plus aux clients, je dois les sensibiliser à ces changements qui permettent de contrer la fraude. »  

Qu’est-ce que vous aimez le plus?

« C’est ma job de rêve! Je ne me verrais pas faire autre chose. Il n’y a pas de routine, mais un cadre pour nous guider. Il y a toujours quelque chose de nouveau qui demande de se mettre à jour. C’est du travail physique et intellectuel qui permet de beaux contacts. À Compton, ça bouge beaucoup. Les gens viennent au comptoir sont tous des gens de ma communauté que j’apprends à connaître un peu plus chaque fois. 

Vous avez aimé cet article? Partagez-le!

Dans la même catégorie

Retour aux sources musicales
03.11.2021
Jordane Masson

Retour aux sources musicales

Le doux vent de septembre
03.11.2021
Samanta Goulet

Le doux vent de septembre

Route Louis S. St-Laurent
03.11.2021
Jeanmarc Lachance

Route Louis S. St-Laurent

L’écho de l’église Saint-Thomas-d’Aquin
03.11.2021

L’écho de l’église Saint-Thomas-d’Aquin

DES NOUVELLES DE L’ÉCOLE LOUIS-ST-LAURENT
26.10.2021
Chantal Leroux

DES NOUVELLES DE L’ÉCOLE LOUIS-ST-LAURENT

S'abonner à l'infolettre?
C’est simple.

Sélectionnez vos champs d'intérêts

Recevez les actualités par courriel!

Je veux m’abonner